GoodFood4All : une initiative citoyenne de grande ampleur

“Good Food for All – Nourriture de qualité pour toutes et tous” est une Initiative Citoyenne Européenne (ICE) visant à faire reconnaître le droit à l’alimentation comme un droit fondamental au sein des politiques de l’Union européenne. 1 million de signatures sont nécessaires dans au moins 7 pays de l’Union pour que la Commission européenne soit tenue d’examiner et de répondre à cette demande citoyenne. Si vous voulez contribuer à cette vaste demande collective, retrouvez la pétition sur : https://www.goodfoodforall.eu.

Pourquoi une telle initiative ?

Dans l’Union européenne, des millions de personnes vivent encore dans la précarité alimentaire. Beaucoup ne peuvent pas accéder à une alimentation saine, durable, culturellement appropriée et en quantité suffisante. Ce constat est alarmant et inacceptable. Parallèlement, les inégalités dans les chaînes de production alimentaire s’accentuent  : les petits producteurs et les travailleuses et travailleurs agricoles peinent à vivre de leur métier, tandis que quelques grands acteurs économiques accumulent les profits. L’inaction politique face à ces injustices structurelles est inacceptable.

Que demande la pétition à la Commission européenne ?

 

  1. Promouvoir une réglementation sur les systèmes alimentaires durables et équitables fondés sur le droit à l’alimentation.
  2. Créer un Conseil de l’alimentation de l’UE pour coordonner l’action, en donnant la priorité aux voix des personnes les moins représentées et en tenant compte de l’inégalité dans l’accès aux ressources et au pouvoir de marché.
  3. Proposer une directive visant à soutenir les initiatives nationales de protection sociale, en particulier en ce qui concerne la sécurité sociale alimentaire, la coopération entre les États membres et l’adoption d’indicateurs communs de l’insécurité alimentaire et de la mise en œuvre du droit à l’alimentation.
  4. Reconnaître que les produits agricoles et les denrées alimentaires ne sont pas des marchandises ordinaires en proposant des réglementations visant à (i) protéger un revenu décent pour les paysans et paysannes et autres petits producteurs et productrices de denrées alimentaires et des salaires décents pour les travailleurs et travailleuses des chaînes alimentaires, (ii) permettre l’accès à une alimentation saine, durable et abordable pour toutes et tous, y compris par des réductions de la TVA, (iii) réduire le pouvoir de marché des grandes entreprises à tous les stades des chaînes alimentaires, et (iv) promouvoir les marchés alimentaires locaux et régionaux. Proposer une modification de la directive MiFiD II afin d’interdire toute forme de spéculation sur les produits de base agricoles et les denrées alimentaires.
  5. Dans la future politique agricole commune, augmenter considérablement le soutien aux petits producteurs et productrices, aux systèmes alimentaires territoriaux, au travail décent, à l’agriculture biologique et à l’agroécologie paysanne. Relancer un règlement visant à réduire davantage l’utilisation de pesticides de synthèse, d’engrais chimiques et d’antimicrobiens pour les animaux d’élevage et l’aquaculture.
  6. Proposer une directive visant à réduire la concentration des terres agricoles, tant dans l’UE qu’à l’étranger, et à faciliter le renouvellement des générations et l’égalité des sexes dans l’accès à la terre.
  7. Proposer un règlement visant à soutenir l’autonomie des systèmes de semences paysannes, l’agrobiodiversité et les semences adaptées à la production biologique ou à la production avec peu d’intrants chimiques de synthèse.
  8. Retirer la proposition de déréglementer les nouvelles techniques génomiques (NGT) ou, à défaut, garantir, sur la base d’un règlement, un niveau de protection comparable lors de l’introduction d’OGM obtenus à l’aide de NGT, par rapport à la législation actuellement en vigueur. Cela implique notamment d’exiger une autorisation pour tous les types de NGT, la traçabilité et l’étiquetage, ainsi qu’une interdiction de brevet sur la sélection classique et sur les OGM issus de NGT en l’absence de publication des procédés permettant de les distinguer de tout autre organisme. Il convient également de soutenir les connaissances scientifiques indépendantes pour mettre en œuvre les principes de traçabilité, d’analyse des risques et de précaution, y compris pour les anciennes et les nouvelles NGT.
  9. Proposer une directive pour une gestion durable de l’eau dans la production agricole et une pêche durable.
  10. Proposer un règlement qui renforce les normes de bien-être animal, y compris les exigences de l’ICE « End The Cage Age », et qui introduit des mesures concrètes pour réduire la production et la consommation de produits animaux industriels, tout en apportant un soutien adéquat aux agriculteurs et agricultrices en phase de transition.
  11. Proposer une directive visant à promouvoir des régimes alimentaires sains et durables, à favoriser une plus grande consommation de fruits et de légumes et à réglementer la consommation et la commercialisation d’aliments et de boissons ultra-transformés afin de réduire les maladies non transmissibles et l’obésité qui y sont liées.

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